Théâtre Burlesque

Atelier dirigé par Florent Pelayo, comédien, metteur en scène et directeur de la cie Théâtre de la paillasse Stage de 35 heures
Reprogrammation en cours
Tarif : 140€ (+ adhésion annuelle à L'Esperlu&te)
Ou possibilité de prise en charge par l'AFDAS en D.I.F (Droit Individuel à la Formation)

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Si le comique burlesque traverse les époques, si « Charlot », « Monsieur Hulot », ou même «Les Deschiens» (pour les références plus récentes) habitent notre mémoire collective et portent en eux une vérité universelle, les archétypes qu'ils représentent témoignent avant tout de leur temps. Ni modernes ni archaïques, ils vivent au delà des frontières du temps, ils sont totalement inadaptés à leurs contemporains, mais ils sont revanche terriblement critiques à leur égard. Les Temps modernes de Chaplin en sont un des plus beaux exemples. Car le burlesque n'est pas seulement l'enfant de la comédie et quelle que soit la forme qu'il prend, naïve ou goguenarde, il est toujours subversif : ses créatures, vagabondes, marginales, déclassées, ne supportent pas la tiédeur, elles figurent au contraire, par le décalage, une satire vivante d'une société dont elles sont en marge. Au théâtre comme au cinéma, elles expriment au delà même de l'absolue nécessité de faire rire, un point de vue absurde sur le monde, et elles gardent, bien qu'ancrées dans la tradition théâtrale depuis des siècles, un caractère unique : avant Chaplin, Keaton, Tati, les clowns et les Arlequins, quoiqu'interprétés par d'innombrables comédiens, sont de toute évidence le fruit d'une écriture propre à chaque acteur, singulière, inimitable, et toujours en rupture avec l'ordre établi. Farouchement indépendante, incapable d'exister autrement que par l'improvisation, leur identité ne se conjugue qu'au présent.

Faire un théâtre burlesque exigeant, nécessaire, créer un personnage, développer son univers, apprendre de lui ce qu'on a à dire et comment le dire, demande bien sûr une longue période de recherche sur le plateau avant même de concevoir un spectacle.

C'est en passant par la pratique du masque que je vous invite à redécouvrir les ressorts du burlesque pour vous accompagner ensuite dans la création de vos personnages. Nous commencerons donc notre laboratoire en travaillant sur les techniques du clown et de la commedia dell'arte. Nous utiliserons pour cela des masques en bois, sculptés par Étienne Champion, qui laissent le haut du visage découvert pour ne déformer que le nez et la lèvre supérieure du comédien. Moins contraignant que ceux de la commedia, ces masques-nez obligent l'acteur à sortir du réalisme et à éprouver les situations physiquement et avec peu de mots (le verbe étant le dernier recours du jeu burlesque). Nous aborderons également dans le même temps, et toujours par le biais de l'improvisation, le gag, que l'on retrouve autant dans la tradition de la commedia (les lazzi) que dans celle du music-hall. La construction de gags nous permettra à la fois de travailler sur le comique de situation et sur la nature anticonformiste des personnages du burlesque. Puis, nous abandonnerons le port du masque pour entrer dans une phase de recherche de personnages. Pour cela, chaque participant s'appuiera sur un objet de son choix, avec lequel il devra jouer, inventer des situations, et qu'il pourra détourner et transformer à loisir.

D'improvisation en improvisation, nous tenterons de trouver la logique burlesque de vos personnages, leur rythme, leurs obsessions, leurs dérapages, leurs dérèglements et leur inaptitude à rester dans la norme. Nous travaillerons en solo et en duo, et nous tenterons à la fin du stage de fabriquer pour chaque personnage un numéro.

L'objectif de l'atelier sera de faire émerger chez chaque stagiaire des pistes de recherche pour élaborer un univers burlesque pertinent et original. Il s'agira pour cela de se mettre au service du jeu simplement, et de réapprendre à « se faire jouer » sans anticiper, sans obligation de résultat, à faire jouer son partenaire et de laisser libre cours à la création personnelle.

Florent Pelayo

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Affiche du spectacle "Du pain sur les planches" (création de Florent Pelayo)

Et ce que la presse en a dit...

« Un univers à la Deschamps, une mécanique millimétrée, une vraie tendresse dans les gestes et les dialogues,
en un mot : une jolie performance »
Le Midi Libre
« Du théâtre burlesque visuel inspiré » Radio Bleue Vaucluse
« Une belle partie de rigolade, un spectacle cuit à point » L’Est Républicain
« Le spectacle s’achève en apothéose… »
La Montagne
« Du Pain, de l’eau, du rire : un vrai régal… » Radio France