Le Grand Guignol |
|
Stage AFDAS dirigé par Geneviève de Kermabon,
metteur en scène avec l'intervention de Gilles Nicolas, chorégraphe DU 2 AU 27 JANVIER 2012 : 120 heures de formationDu lundi au vendredi de 10h à 17h
Le Grand GuignolThéâtre de l'épouvanteArtifice, sincérité, excès et précision.
Objectifs du stageLe Grand Guignol est un matériau formidable pour un acteur. Mon parti pris de metteur en scène est de faire du “théâtre de l'épouvante”, un espace de transposition : regarder au travers d'une loupe, porter à leur paroxysme des situations pour les livrer au spectateur, brutes, entières, donner à voir de l'intérieur des personnages aussi monstrueux que fragiles, et saisir le moment où ça « clash», c’est ça le Grand Guignol. C'est un travail sur l'excès, que je vous propose. Il va sans dire que l'humour sera de la partie. Travailler dans l'urgence, mettre l'acteur dans une logique d'exploration, lui permettre de prendre des risques, d'oser aller chercher en lui le meilleur comme le pire, le laid et le sublime, le libérer de tout impératif de résultat, et faire des choix d'interprétation clairement établis pour atteindre des états extrêmes sans jamais tomber dans “l'hystérie”.
Geneviève de Kermabon
"Au Menu"
Nota bene: l'Esperlu&te mettra les textes de toutes ces pièces à la disposition des stagiaires.
Extraits de la préface de « Le Grand Guignol » par Agnès Pierron - éditions Bouquins. « C'est le théâtre d'épouvante et de rire, installé à Paris, impasse Chaptal, dans le IXème arrondissement. Il a touché un public averti de 1897 à 1962. (…) Le Grand Guignol a un goût de sang et des relents de scandale.” “Le Grand Guignol ne sollicite guère le vieux fond des peurs ancestrales de l'humanité : peur du fantôme, du vampire, du diable.” “la grande découverte de l'époque, c'est que les monstres ne sont pas en dehors de nous, mais en nous. » “Le Grand Guignol tient davantage du corps que du mot. Il y a plus de corps que de paroles, plus de corps à corps que de dialogues, plus de cris, d'yeux révulsés, de contorsions, de lenteur dans la démarche que de mots. Car le Grand Guignol relève davantage de la mécanique que de la littérature”. “Un acteur de Grand Guignol ne vit pas seulement son rôle, il le chronomètre. L'auteur du Grand Guignol est le rouage parfait d'un bel instrument de précision : un véritable mécanisme d'horlogerie à retardement. Seconde par seconde, le rouage tourne, régulier, implacable, jusqu'à l'explosion finale de la bombe : le dénouement de la pièce d'épouvante (ou de fou rire)” “Théâtre des sentiments extrêmes dans des situations extrêmes qui utilise l'épouvante comme ressort du drame. (…) Le genre enregistre les peurs du moment; il est l'envers de la Belle Epoque et des Années Folles. Ses thèmes privilégiés : la folie (Un concert chez les fous d'A. De Lorde, Le laboratoire des hallucinations d'A. De Lorde et Alfred Binet, (...)», la guillotine (L'homme qui a tué la mort de René Nerton), le mort vivant (Sous la lumière rouge de Maurice Level ) et bien sûr, le fait divers avec ses variantes, vengeances et méprises (Les Trois Masques de Charles Méré, (…), La loterie de la mort d'Eddy Ghislain. » A. Pierron. Dictionnaire encyclopédique du théâtre; Michel Corvin.
Inscription :
|