Danse africaine

Atelier dirigé par Lucie Anceau, danseuse et chorégraphe de la Cie Alfred AlerteStage de 24 heures
Reprogrammation en cours
(merci d'arriver un quart d'heure en avance pour vous mettre en tenue)
Tarif : 100 € (+ adhésion annuelle à L'Esperlu&te)
Ou possibilité de prise en charge par l'AFDAS en D.I.F (Droit Individuel à la Formation)


altEntretien Plein Feu de l'Eberluette mars-avril

Initiation à la danse africaine :
Danse, voix et percussions à mains nues



La danse africaine est par excellence une danse d'expression brute, directe. Elle est physique. Elle met le corps en situation, en état d'expression, elle fait place au jeu, à l'émotion. C'est une danse incarnée, qui offre au danseur-acteur beaucoup de liberté, mais lui demande aussi une grande disponibilité, de l'endurance et bien sûr d'être précis et régulier, puisqu'elle travaille sur le rythme et la répétition.



Picasso, L'acrobate, 1930




Nos séances débuterons chaque fois par un échauffement :

  1. Au sol d'abord :

    • Mise en corrélation de la respiration, de l’ondulation du dos et de l’allongement des membres inférieurs.
    • Prise de conscience du poids de chaque membre, des articulations, des muscles, des appuis, de la respiration (méthodes Mézières et Pilates).
    • Exercices au sol sur le « relâché » et le « ramassé ».

  2. Puis, passage à la verticalité : travail sur l'isolation et la dissociation du mouvement.

Nous aborderons ensuite la composition et l'improvisation autour des percussions corporelles : d'abord, frappes simples sur le corps (sternum, cuisses, mains...), puis les différentes combinaisons en introduisant les onomatopées (travail rythmique).

Puis nous nous attellerons à des phrases dansées, précises, et tirées d’exercices d’énonciation (travail de coordination entre la voix et le geste) sur lesquelles nous placerons des frappes de mains et de pieds.

Une fois la phrase et les gestes mémorisés, la rythmique s’installera et nous rentrerons véritablement dans un travail plus chorégraphique.

Tout cela nous mènera progressivement aux Gumboots : cette danse s'est développée dans les mines d’or en Afrique du Sud pendant l’époque de l’Apartheid. Les mineurs noirs travaillaient dans l’obscurité quasi-totale au fond des mines d’or. Ils étaient enchaînés à leur poste de travail avec l’interdiction de parler. Les travailleurs, afin de communiquer entre eux, développèrent ainsi un code de frappes avec leurs bottes de stamping sur l’eau et de bruits avec leurs chaînes.

Enfin, en partant de cette tradition, nous tenterons de créer notre propre code de communication et d'utiliser ensemble toutes les possibilités qu'offre le corps en tant que percussion et outil d'expression.

Et pour finir notre excursion subsaharienne (principalement Guinéenne), je vous invite à découvrir, par la danse toujours, quelques autres pays, qui me séduisent comme le Mali et le Togo.